Augustinus Hipponensis, Enarrationes in Psalmos CI-CXLVIII
Titre
Augustinus Hipponensis, Enarrationes in Psalmos CI-CXLVIII
Auteur
Contributeur
Sources
- Description analytique établie dans le cadre du programme LEGETIMAM
- Description hiérarchisée dans le catalogue des archives et manuscrits Calames
- Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, cote : MS 26
Format et exemplaire
- Parchemin. 225 feuillets, précédés de trois gardes en papier moderne et suivis d’une garde en parchemin (foliotée 226) et trois gardes en papier moderne. <br><br>Dimensions : 485 × 340 mm.<br><br>Mise en page :<br>- réglure à la mine de plomb effacée ; <br>- 44 lignes sur deux colonnes, texte au-dessus de la première ligne ;<br>- de rares exceptions dans le schéma de réglure (voir par ex., f. 152r et f. 69r) ; <br>- piqûres visibles dans les marges en correspondance des lignes de justification et des rectrices.<br><br>Codicologie :<br>- 29 cahiers respectant la règle de Gregory s’ouvrant sur le côté poil, tous quaternions sauf le dernier dont il reste l’unique f. 225 ; <br>- signature en fin des cahiers, en chiffres romains à l’encre noire.<br><br>Écriture : minuscule caroline de transition, d’une seule main.<br><br>Décoration :<br>Riche décor cherchant à rendre visible la hiérarchie textuelle :<br>- enluminure au pinceau : 71 initiales décorées à motifs végétaux (un élément zoomorphe au f. 105va) sur fond d’or, souvent avec prolongements des traits inférieurs ou supérieurs des lettres, l'une non finalisée ([N]isi, f. 124ra), 20 de grandes dimensions (environ 10 lignes), 29 de dimensions moyennes (6-7 lignes), 22 de petites dimensions (inférieures à 5 lignes) ;<br>- enluminure à la plume : 49 initiales décorées à motifs végétaux, souvent avec prolongements des traits inférieurs ou supérieurs des lettres, 5 de grandes dimensions (plus de 10 lignes), 19 de dimensions moyennes (6-7 lignes) et 25 de petites dimensions (inférieures à 5 lignes) ; au f. 97va, l’initiale à la plume ([B]revis) a été réalisée après effacement par grattage d'une initiale erronée;<br>- espaces réservés pour des tituli non exécutés (par ex. f. 47va pour le Ps. 109);<br>- rares indications, encore lisibles, données par le copiste au rubricateur (f. 105v, 109v, 127r, 141r).<br><br>Demi-reliure datant probablement de la fin du XIXe s. ou du début du XXe s., signée "Ch. Lacornée", chagrin brun, papier Annonay ; contre-gardes et gardes en papier moderne, à l'exception de la première garde inférieure foliotée « 226 », ancienne garde en parchemin portant des probationes calami de la fin du XIIIe-début du XIVe siècle : lettres de l’alphabet, « Pater noster », « In omnem terram exivit sonus eorum et in fines orbis terre verba eorum » (Ps. XVIII, 5), « Misericordia Domini plena est terra » (Ps. XXXII, 5, deux fois) ; « hic secet hic urat anime ....sine fine furat cum furor iraque durat » et dans la marge externe, une note en cursive du XIVe s. « Off(icial)is Senon(ensis) omnibus p(res)b(yte)ris Senon(ensibus) » ; sur la contre-garde supérieure, étiquette portant la cote actuelle du manuscrit et la mention de récolement « Volume de 225 feuillets. 30 avril 1884 ».<br><br>Anciennes cotes : 191. 2. 3. (Collège Louis-le-Grand) ; N° 107 (catalogue Lebrun, vers 1826) ; Ms. t. I, 28 (classification Le Bas).<br><br>Numérisation intégrale du manuscrit, réalisée par l'atelier interne de la BIS, financée par Sorbonne Université dans le cadre du programme LEGETIMAM.
Lieu et siècle d'édition
- 12e s.
- [FR]
Langues
- lat
Description
Le manuscrit contient, de manière incomplète (il s’arrête au Ps. 148), les sermons concernant les psaumes 101-150 des "Enarrationes in Psalmos" et constitue, de ce fait, le troisième volume d’un ensemble, selon lequel l’œuvre augustinienne était transmise au Moyen Âge (1er volume Ps. 1-50, 2e vol. Ps. 51-100, 3e vol. Ps. 101-150).
Le relevé des fautes textuelles permet de rapprocher le manuscrit de la BIS de deux manuscrits du XIIe siècle, recensés par Franco Gori dans son édition critique de l’œuvre : Troyes, BM, 40, Ps. 50-150 et Paris, BnF, latin 15293, Ps. 101-150. Le lien établi entre ces trois manuscrits grâce à l'analyse philologique est confirmé par l’analyse de l’enluminure.
On peut attribuer le manuscrit MS 26 à un scriptorium de haut niveau de la France centrale, peut-être cistercien ou étroitement lié aux cisterciens ; il est toutefois difficile de se prononcer sur l'identité du commanditaire (cathédrales d'Auxerre ou de Sens, monastère de Vézelay ?).
Sujets
Identifiants
- ark:/15733/mn83